Louis-Marie KAKDEU

Cameroun : La protection de la famille et de l’enfance en danger

La protection de l’enfance est un droit constitutionnel au Cameroun. Mais au fil des années, on constate une sorte d’inertie et les enfants vulnérables sombrent de plus en plus dans la précarité ou sont abandonnés. Selon l’Annuaire Statistique du Ministère en charge des affaires sociales (MINAS, 2012), le nombre d’enfants abandonnés et encadrés auprès des structures sociales sur l’ensemble du territoire national est en constante augmentation. Ainsi, il est passé de 29 en 2008 à 1326 en 2010. Sur le plan de l’éducation, le taux de non-scolarisation des enfants en âge scolaire (6-14 ans) était de 24,9% alors que la scolarisation est obligatoire à cet âge depuis 1998. Comment expliquer une telle inertie ?

Cameroun : une loi de finances spoliatrice ?

Le projet de loi des finances (PLF 2018) duCameroun prévoit une enveloppe budgétaire de 4513,5 milliards de FCFA, en hausse de 139,7 milliards par rapport à 2017. Pour y parvenir, tout en réduisant la dépendance aux revenus pétroliers et le déficit à 2,3% du PIB conformément aux recommandations du mécanisme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI, l’élargissement de l’assiette fiscale a été retenu. Sauf qu’au lieu d’introduire des mesures incitatives pour attirer plus d’investissements, le gouvernement semble avoir opté pour le dépouillement du peu de contribuables existants.

Cameroun : Pourquoi 300 morts sur les routes chaque mois ?

Selon la Gendarmerie Nationale, environ 300 Camerounais meurent chaque mois sur les routes. Pour y faire face, le gouvernement multiplie la prise des mesures conservatoires comme la fermeture des agences de voyage impliquées. Par exemple en octobre 2017, le ministre des transports a suspendu Général Express et menacé de fermer 32 autres agences. Pour la nième fois, il essaie de résoudre le problème d’insécurité routière par la police administrative, mais toujours en mal. La situation semble s’empirer. Où réside la source du mal et que faut-il faire pour y remédier ?

Cameroun : Quels freins à la micro-assurance agricole ?

Beaucoup de pays asiatiques utilisent déjà des indices météorologiques (humidité, pluviométrie, température, etc.) et la collecte des données satellitaires pour anticiper et gérer les pertes agricoles (assurance indicielle). En juillet 2017 après une sécheresse dans l’État du Tamil Nadu (Inde du Sud), 203 000 riziculteurs/trices ont perçu des indemnités allouées dans le cadre de l’assurance-récolte sans plus dépendre des aumônes et autres aides humanitaires d’urgence.

Cameroun : Le modèle de développement rural entretient la pauvreté

En 2013, le Cameroun comptait environ 22 millions d’habitants et 48,5% vivaient en milieu rural. Selon l’Institut National de la Statistique (INS), le taux de pauvreté est passé de 40,2% en 2001 à 37,5% en 2014 mais, le pays n’a pas atteint les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et n’est pas en voie d’atteindre dans 3 ans les objectifs modestes de réduction à 28,7% du taux de la pauvreté, comme indiqué dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). Où réside le problème?