Kramo Germain

Côte d’Ivoire : Le danger du blocage des prix !

Dans sa stratégie de réduction du coût de la vie, le gouvernement ivoirien a décidé de plafonner, sur une période de six (6) mois, les prix et les marges du riz, du sucre, de la tomate concentrée, de l’huile de table et du ciment. Ainsi, la tonne de ciment CPJ 32.5 et CPJ 42.5 sera désormais vendue respectivement à 90 000 FCFA et 94 000 FCFA. Quant aux prix des différentes qualités de riz, ils varient de 15 350 FCFA à 19 850 FCFA pour le sac de 50 kg. Cette décision a été motivée par la volonté du gouvernement de mettre fin à lahausse incontrôlée des prix de ces produits et aux pratiques de spéculation. Mais cette approche permettra-t-elle au gouvernement d’atteindre le résultat escompté ?

Niger : comment réussir la libéralisation du secteur de l’électricité ?

En dépit des immenses potentialités énergétiques du Niger en charbon minéral, pétrole, soleil, uranium et de potentialités hydroélectriques sur le fleuve Niger, les Nigériens ont un faible accès à l'électricité. Ainsi, le taux de couverture en électricité est de 22,7% et le taux d’accès des ménages est de 9,53%. Et quand bien même les privilégies ont accès à l’électricité, ils doivent subir la cherté des tarifs et les délestages intempestifs.

Sénégal : Quelles alternatives aux exonérations fiscales?

Dans son rapport de la première revue du programme appliqué dans le cadre de l’Instrument de Soutien à la Politique Économique (ISPE) en faveur du Sénégal, le FMI a recommandé la suppression des niches fiscales. Une recommandation qui ne semble pas au goût du gouvernement sénégalais.

Les meilleures solutions pour rendre le crédit accessible en Afrique

Le coût du crédit est très élevé en Afrique. En 2014, les taux débiteurs appliqués par les institutions financières dépassaient 20 % dans plusieurs pays du continent, dont la Gambie (28,5 %), Madagascar (60 %) et le Malawi (44,29 %). En décembre 2015, les taux d’intérêts pratiqués par les banques kényanes sont de l’ordre de 17,5 % sur leurs prêts alors que les taux de rémunération des dépôts sont souvent inférieurs à 7,9 %. Pour faire face au coût élevé du crédit, le président kenyan a promulgué une loi plafonnant les taux d’intérêt pratiqués par les banques.

Préférence nationale: opportunité pour les PME africaines ?

Les commandes publiques représentent un marché important pour les entreprises africaines. Elles constituent, par exemple, plus de 20% des budgets nationaux des pays d’Afrique de l’ouest. Mais les PME qui représentent 80 à 90% du tissu productif en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à ces marchés publics. C’est l’une des raisons qui a poussé les acteurs du secteur privé national à demander récemment au gouvernement sénégalais de leur réserver une part des marchés publics lors d’une rencontre entre le gouvernement sénégalais et le secteur privé le 12 juillet 2016.