Kramo Germain

Ethiopie : Comment réussir les privatisations ?

Le gouvernement éthiopien a pris la décision de vendre des participations minoritaires à des investisseurs étrangers et nationaux dans des monopoles d'État tels qu'Ethio Telecom, Ethiopian Airlines Eto Ethiopian Shipping & Logistics Services Enterprise. Cette décision est à saluer car elle permettra de contribuer à l’allégement du déficit public et permettra surtout de moderniser lesdites entreprises et permettre au secteur privé de relancer une croissance forte et durable avec plus de création d'emplois. Néanmoins, comment éviter le bilan en demi-teinte des privatisations en Afrique depuis les années 90 ?

Kenya : pourquoi la taxe Robin Hood sera-t-elle nuisible ?

Le gouvernement kenyan vient de décider d’abroger la loi sur le plafonnement des taux d’intérêt et son remplacement par une autre dénommée « Robin Hood Tax » qui prévoit une taxation des opérations de transfert de fonds supérieur à 500 000 Shilling Kenyan (environ 5000 $ US). L’objectif visé est d’accroitre considérablement les recettes fiscales pour limiter l’endettement. Au vu des résultats de la précédente loi, la nouvelle va-elle atteindre les résultats escomptés ? Il est permis d’en douter, et ce pour plusieurs raisons.

Endettement africain : les dessous de la dépendance

Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales (2017), le nombre de pays à faible revenu surendettés ou risquant de le devenir est passé de 7 en 2013 à 12 en 2016. Il y en a même qui se sont déclarés en défaut de paiement comme le Mozambique, en janvier 2017. Une histoire qui semble se répéter en dépit des séquelles indélébiles des anciennes crises de l’endettement. Alors, pourquoi les vieux démons de la dette reviennent encore roder autour du continent africain ?

Ethiopie : Une bourse de matières premières au service des pauvres

L’agriculture éthiopienne a connu une révolution majeure en 2008 avec la création de la bourse de matières premières d’Éthiopie (ECX[1]). Cette bourse a été créée pour faire face aux nombreux dysfonctionnements du marché des matières premières. Alors comment cette solution basée sur l’amélioration du fonctionnement du marché a-t-elle pu servir plus efficacement les intérêts des agriculteurs éthiopiens?

Côte d’Ivoire : Le danger du blocage des prix !

Dans sa stratégie de réduction du coût de la vie, le gouvernement ivoirien a décidé de plafonner, sur une période de six (6) mois, les prix et les marges du riz, du sucre, de la tomate concentrée, de l’huile de table et du ciment. Ainsi, la tonne de ciment CPJ 32.5 et CPJ 42.5 sera désormais vendue respectivement à 90 000 FCFA et 94 000 FCFA. Quant aux prix des différentes qualités de riz, ils varient de 15 350 FCFA à 19 850 FCFA pour le sac de 50 kg. Cette décision a été motivée par la volonté du gouvernement de mettre fin à lahausse incontrôlée des prix de ces produits et aux pratiques de spéculation. Mais cette approche permettra-t-elle au gouvernement d’atteindre le résultat escompté ?