Gohi Hugues Arnaud

Côte d’Ivoire : Les quotas permettront-ils l’intégration des jeunes ?

Une seule personne de moins de 35 ans au gouvernement, moins de 10% de jeunes au Parlement ivoirien. Pourtant, près de 70% de la population ont moins de 35 ans et la liste électorale est dominée par les jeunes. Ces derniers constituent donc l’essentiel de la population ivoirienne et de l’effectif des partis politiques. Seulement, ils peinent à occuper des postes conséquents, en dépit de leur ferveur et de leur engagement en politique. Ce paradoxe est inquiétant et suscite de vives interrogations. D’aucuns proposent la discrimination positive via les quotas pour améliorer la représentativité politique des jeunes. Est-ce pertinent ?

Faut-il dissoudre les milices rurales au Burkina Faso?

La sécurité est une fonction régalienne de l’Etat. Il doit assurer la sécurité des biens et des personnes et la défense nationale. L’Etat est pourtant souvent mis à mal dans cette mission surtout dans les pays pauvres. C’est pourquoi, par instinct de survie, les populations développent des mécanismes palliatifs de défense qui, au Burkina Faso, ont pris la forme et le nom de « Koglweogo », les gardiens de la forêt en Moré, l'une des langues parlées dans ce pays. Les « Koglweogo » sont aujourd’hui au cœur d’un houleux débat non résolu sur la question de savoir s’il faut ou pas les intégrer au dispositif sécuritaire burkinabé?

Côte d’Ivoire : pourquoi faut-il réformer l’art 35 de la Constitution ?

« Les modifications que nous comptons apporter, vont tenir compte de notre histoire, de notre culture et des valeurs que nous voulons promouvoir pour la Côte d’Ivoire nouvelle». Tels étaient les propos du Président de la République de Côte d’Ivoire lors de l’annonce de sa volonté de réviser la Constitution en octobre 2015. Une entreprise délicate dans un Etat qui se remet à peine d’une crise qui l’a divisé pendant de longues années, mais qui n’en demeure pas moins nécessaire.  Que faut-il réviser dans l’article 35?