Germain Kramo

Zimbabwe : comment juguler la grave crise de l’électricité ?

Grave crise de l'électricité au Zimbabwe

Le Zimbabwe traverse présentement une grave crise énergétique consécutive à une offre de l’énergie électrique inférieure à la demande. Selon les statistiques de la Zimbabwe Electricity Supply Authority (ZESA) le pays dans son ensemble n’arrive à produire qu’environ 1 092 MW pour une demande de 2 100 MW[1] en raison du manque d’eau dans le barrage de Kariba, mais aussi du déficit de devises limitant sa capacité d’importation des pays voisins. Pour faire face au déficit financier, le gouvernement a décidé d’augmenter le tarif de l’électricité. Est-ce la solution idoine?

RDC : Les secrets de la fortune de Kabila

Le  Congo traverse une crise politique depuis la fin du mandat du Président Kabila en décembre 2016. Une crise consécutive au refus de ce dernier d’organiser les élections devant désigner son successeur. Pour beaucoup d’observateurs cette crise est essentiellement politique. Cependant, malgré les tentatives politiques, les nombreuses contestations et manifestations, le Président Kabila a réussi à se maintenir. Et si cette crise n’était pas que politique ? Et si Kabila avait réussi à s’accrocher, grâce à son pouvoir économique ?

Côte d’Ivoire : Faut-il interdire l’exportation du coton?

L’industrie ivoirienne du coton rencontre d’énormes difficultés qui ont amené la fédération nationale des travailleurs du textile, du coton et l’anacarde de Côte d’Ivoire (FENATTCA-CI) à demander au gouvernement d’interdire l’exportation du coton et de l’anacarde pour permettre l’approvisionnement des industries locales. Selon eux, les problèmes d’approvisionnement sont à la base des difficultés rencontrées par ces industries. Mais le problème d’approvisionnement saurait-il à lui seul expliquer les difficultés rencontrées par ces industries ?

Togo : Deal nocif entre gouvernement et banques

Ces dernières années, le déficit budgétaire du Togo ne cesse de se creuser. Pour financer ce déficit, l’Etat togolais a recours à l’emprunt bancaire. La preuve en est que les concours des banques Togolaises à l’Etat Togolais ne cessent d’augmenter. Ils sont passés de 237,8 milliards de FCFA à fin décembre 2015 à 283,9 milliards de FCFA à fin septembre 2016. Le financement du déficit budgétaire par les banques contribue à accroitre leur surexposition aux risques souverains et aux créances douteuses. Alors comment juguler un tel risque?

CEMAC : Les causes profondes de la fuite des capitaux

Face à d’énormes difficultés de trésorerie, dues à la baisse des cours mondiaux des matières premières, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé de relever de 50 points son principal taux directeur, passant de 2,45 à 2,95% afin de contribuer à freiner la fuite des capitaux. Pour rappel, selon le rapport 2015 de l’ONG Global Financial Integrity, l'Afrique subsaharienne est la région qui souffre le plus de la fuite des capitaux en pourcentage du PIB.