FANGNARIGA YEO

Faux pasteurs en Afrique : quand la religion devient un business!

Les faux pasteurs défraient régulièrement l’actualité en Afrique. Leurs prescriptions suivies trop religieusement par les fidèles frisent l’aliénation. En Afrique du Sud, le pasteur Alph Lukau a prétendu avoir ressuscité un jeune homme, Brighton Moyo, trois jours après sa mort. La fausse résurrection a été mimée le dimanche 24 février dernier. Le poteau rose découvert, le pasteur s’est excusé. Toutefois, les dérives récurrentes des faux pasteurs continuent d’engendrer des conséquences dramatiques. Est-ce un manque de scrupule de la part de quelques individus ou existe-il un terreau favorable ?

Côte d’Ivoire : faut-il craindre la réforme hospitalière ?

Le gouvernement ivoirien a adopté, le 13 mars dernier, un avant-projet de loi portant réforme hospitalière transformant les hôpitaux généraux en Établissements Publics Hospitaliers (EPH), pour une gestion administrative et financière plus autonome des structures de santé. Cependant, cette réforme suscite des craintes et des contestations dénonçant une volonté de  privatiser le secteur de la santé publique considéré comme régalien. Face au tollé, le ministère de la santé a dû rassurer qu’il ne soit nullement question de privatisation des structures de santé publique. Mais, faut-il avoir peur d’ouvrir les Établissements Publics Hospitaliers (EPH) à l'investissement privé?

Afrique : pourquoi les Mutilations génitales féminines persistent-elles ?

les mutilations génitales féminines persistent en Afrique

Plus de 91,5 millions de femmes âgées de plus de 9 ans vivent avec les séquelles des mutilations génitales féminines (MGF) en Afrique. Et trois (3) millions de filles risquent de les subir chaque année. Les pays qui présentent le plus haut taux de prévalence des MGF parmi les femmes de 15 à 49 ans sont la Somalie (98%), la Guinée (97%), Djibouti (93%) et le Mali (91%). Globalement, les chiffres montrent une régression mais la pratique  demeure enracinée. Il y a même certains pays comme l’Ouganda où les autorités ont relevé une recrudescence des MGF interdites depuis 2010. Pourquoi le phénomène ne s’essouffle pas ?

Afrique : la blockchain peut-elle prévenir les braquages électoraux?

Le moins que l’on puisse dire est que l’histoire des élections en Afrique regorge de déceptions. Malgré quelques avancées démocratiques, l’issue des élections demeure souvent prévisible car les dès sont pipés à l’avance (Gabon, Congo) ou parce que les résultats des urnes sont carrément  falsifiés comme récemment en RDC. Si les électeurs expriment clairement leurs choix dans les urnes, de ‘’grands électeurs’’ leur imposent des dirigeants en opérant des braquages électoraux. Cette tragicomédie parfois sanglante est devenue  la chose la mieux partagée en Afrique. Dans un tel contexte, la sécurisation des votes via la technologie  blockchain peut-elle être une alternative ?  

Côte d’Ivoire : Et si l’on dénationalisait l’enseignement ?

L’actualité scolaire en Côte d’Ivoire est marquée par la question des frais d’inscription. La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) a dénoncé les frais annexes d’inscription (5.000 à 200.000 francs CFA)  dépassant les frais officiels fixés à 6.000. Au lycée moderne d’Anyama, le  Comité de Gestion des Etablissements (COGES) s’est opposé au proviseur qui voulait détourner les 40 millions générés par les frais annexes. Comment cesser ce scandale et améliorer ainsi la  gouvernance des établissements scolaires?