FANGNARIGA YEO

Routes meurtrières en Côte d’Ivoire : comment arrêter l’hémorragie?

Du 1er au 15 janvier 2018, le pays a enregistré 1458 accidents de la circulation avec un bilan de 3225 blessés et 81 décès selon les chiffres livrés par le ministère de la santé et de l’hygiène publique. La capitale économique, Abidjan, totalise 47,04% de ces accidents. En 15 jours, la route a déjà fait 10% des décès de l’ensemble de l’année 2017. A ce rythme, elle ferait trois fois plus de victimes en 2018 qu’en 2017.  La cause humaine est à 95 % à l’origine des accidents selon le ministère. Est-ce un problème de trait de caractère ? Est-ce la réaction à un environnement défavorable au civisme routier ?

Sénégal : Comment réussir l’indépendance de la justice ?

Le Sénégal a été secoué par l’affaire politico-judiciaire Karim Wade et continue de l’être par celle du député maire de Dakar, Khalifa Sall. Dans ces affaires, certains observateurs de la scène politique pointent du doigt une justice aux ordres du politique. La faiblesse de la justice sénégalaise est confirmée puisque le pays perd trois places pour reculer à la 49ème place (sur 113 pays) dans l’indice de l’état de droit publié par le World Justice Project. Comment peut-on améliorer l’état de la justice au Sénégal en renforçant son indépendance?

Kenya : Le secret de la fin des crises électorales.

Le Kenya s’est malheureusement inscrit dans la spirale de crises électorales. La présidentielle, du 8 août 2017, invalidée par la Cour Suprême, alors que la commission électorale avait déclaré le Président sortant Urhuru Kenyata vainqueur, n’a pas échappé à cette spirale. Son invalidation a conforté l’opposant Raila Odinga dans sa revendication de la réforme de la Commission Electorale. N’ayant pas obtenu gain de cause, il a boycotté le scrutin du 26 octobre.  Cela a conduit inéluctablement à la réélection d’Urhuru Kenyata plongeant de nouveau le Kenya dans une crise. 

Le comptage parallèle des votes (PVT): un remède aux crises postélectorales en Afrique ?

Les processus électoraux en Afrique sont presque devenus des rituels immuables jalonnés de violences et couronnés par des crises postélectorales. Cette tragicomédie sanglante se répète au fil des élections surtout présidentielles. La classe politique se déchire et  l’armée soutient le pouvoir sortant. Face à ces rituels sanglants,  l’observation citoyenne des scrutins par la méthodologie du PVT peut-elle être une solution ?