BEMAHOUN Honko Roger Judicaël

Burkina Faso : Doit-on se réjouir du financement du PNDES?

A Paris les 7 et 8 décembre 2016, les bailleurs de fonds  et les investisseurs privés réunis  à l’initiative du gouvernement du Burkina Faso ont promis des financements. Plus de 18 000 milliards de franc CFA, soit 23 milliards d’euros, ont été annoncés, ce qui finance l’entièreté du Programme national de développement économique et social (PNDES) sans recours aux ressources propres.

Fallait-il tenir les élections communales au Mali ?

Après moult reports, les élections communales au Mali se sont tenues le 20 novembre 2016 au milieu d’une polémique dont le bruissement a traversé les rives du Djoliba. Pour un pays la décentralisation est synonyme  du  « retour du pouvoir à la maison », procéder au renouvellement du personnel politique chargé des collectivités locales est en soi louable. Sauf qu’en sus du fait que le septentrion et le Centre sont en proie à toutes sortes de menaces sécuritaires, la campagne électorale s’est déroulée  dans une atmosphère les populations n’ont pas été emballées par les meetings et autres opérations de séductions électorales. Dès lors,  ces nouveaux élus seront-ils plus légitimes que ceux dont le mandat est en jeu ?

Sénégal : Quand alternance politique rime avec continuité

Malgré le fameux discours de la Baule qui a consacré le multipartisme en Afrique francophone, la gestion du pouvoir, dans la pratique, se révèle être toujours l’affaire d’une poignée de personne et de leur appareil politique. Sur le contient, en dehors de quelques pays tels que la Guinée et le Niger,  les « oppositions historiques » ont peu de chances de se faire élire à la magistrature suprême. En revanche, une nouvelle génération d’opposants incarnée par des hommes et des femmes issus des arcanes du pouvoir, se montre électoralement plus redoutable.

Chute de l’ANC : un simple accident de parcours ?

Les électeurs de la nation arc-en-ciel ont été conviés aux urnes le 3 août 2016 dernier pour renouveler leurs représentants au niveau local. Le verdict est embarrassant pour le parti au pouvoir. En effet, le Congrès national africain (ANC) a encore perdu des positions. Ce recul électoral peut-il s’analyser sous le prisme d’un simple accident de parcours ? Assurément non !  Les raisons de cette débâcle ont des racines sociales, politiques, économiques, et le tout chapeauté par une mauvaise gouvernance