Amir Mastouri

Tunisie : Lutte contre le terrorisme face aux droits et libertés individuels

Il ne fait aucun doute que l’attentat-suicide contre un bus de la garde présidentielle dans le centre de Tunis mardi 24 novembre 2015, ayant fait 12 morts et 20 blessés parmi les membres des forces de sécurité, a mis la Tunisie, encore une fois, face au dilemme sécurité/liberté. Peu de temps après l’attentat-suicide, l’Assemblée des Représentants du Peuple a adopté une nouvelle loi dite « antiterroriste ». Cette disposition législative renforce les pouvoirs de surveillance des forces de sécurité, et permet aux autorités de procéder à des actes restrictifs des libertés. Pour certains, la lutte contre le terrorisme exige l’abandon des droits et libertés individuels. D’autres continuent à croire que liberté et sécurité sont conciliables, voire complémentairesL’efficacité de la guerre contre le terrorisme, implique-t-elle forcément le sacrifice des droits et libertés individuels ?

Tunisie : Doutes autour du projet de loi sur la réconciliation économique

Depuis sa présentation, le projet de loi pour la réconciliation économique en Tunisie n’a eu de cesse de susciter le débat. Cette affaire a soulevé beaucoup de controverse. D’un côté, la Présidence de la République tient à une réconciliation qu’elle juge nécessaire, utile et stabilisatrice. Mais d’un autre côté, de nombreuses composantes de la société civile y voient l’incarnation parfaite du déni des revendications du peuple depuis décembre 2010. Quelle lecture objective peut-on faire de ce projet de loi ?

Tunisie : réformer la fiscalité pour réussir la transition démocratique

En Tunisie, la pression fiscale est considérée comme pesante (21% du PIBen 2010). Il s’en suit une augmentation du taux de fraude fiscale qui représente environ 40% des recettes.  Les impôts, censés financer les grands projets de l’Etat, sont souvent gaspillés dans des dépenses publiques improductives. En témoigne, le niveau de déficit public en 2013 qui a atteint 4,3 % du PIB, ce qui aggrave la dette publique tunisienne estimée pour 2014 à 49,1% du PIB. Ainsi, se trouve-t-on devant un système fiscal aussi bien injuste qu’inefficace.

Élections tunisiennes : un modèle démocratique ?

La position parfaitement neutre de l’armée, le recours des élites politiques tunisiennes au consensus, le déroulement relativement non-violent des élections législatives et présidentielle, le respect des résultats par les différents protagonistes, autant d’indicateurs qui témoignent d’une transition pacifique. Mais peut-on aller jusqu’à parler  de modèle démocratique pour le reste du monde arabe ?

Tunisie : Quand la gestion étatique du culte fait le lit de l’extrémisme

Le processus de transition démocratique en Tunisie est visiblement exposé à de nombreuses menaces, notamment l’extrémisme des islamistes. D’aucuns disent que la violence exercée au nom de la religion est encouragée par d’autres États anti-démocratiques, d’autres suspectent le parti Ennahda d’avoir permis la propagation de ce phénomène par incompétence ou par laxisme. Mais, qu’en est-il du rôle qu’a joué et que joue encore l’État tunisien ? L’administration monopolistique du religieux, n’alimente-t-elle pas l’extrémisme islamiste en Tunisie ?