La concurrence

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Le 1er décembre 2007. Qu'est ce que la concurrence ? Définir la concurrence n'est pas une simple affaire de théoriciens de l'économie. Bien au contraire, cette question a une portée pratique considérable qui se remarque dans notre vie de tous les jours.

En effet, il est souvent dit qu'une « absence de concurrence » peut être préjudiciable aux consommateurs que nous sommes tous, puisque le ou les vendeurs seraient alors en position de force pour "imposer" leurs prix. Il est donc bon de savoir quand on peut parler de concurrence ou pas. De plus, la définition dominante du phénomène de concurrence est utilisée pour mettre en place justement des politiques dites « de concurrence ». La définition de ce qu'est la concurrence est donc utilisée par les politiques en question comme standard pour juger du fait de savoir si un marché peut être dit « concurrentiel ». Et ceci a bien évidemment un impact très important sur la marche des affaires, et donc sur la vie des entreprises, et de leur salariés et de celle des consommateurs. Si les autorités en charge de la politique de la concurrence (en Europe, la Commission de Bruxelles) décident qu'une entreprise n'est pas « en concurrence », elles peuvent la forcer à se scinder en plusieurs entités pour, selon elles, « rétablir la concurrence ». On comprend donc que les débats et controverses théoriques sur le phénomène de la concurrence ne se limitent pas à une querelle de scientifiques devant leur tableau noir : la définition de la concurrence, c'est en réalité l'affaire de tous. Malheureusement la plupart d'entre nous ignorent justement ces débats et ne sont en définitive pas aptes à juger de certaines décisions.

Ce petit dossier de synthèse est mis au point pour exposer en des termes simples les enjeux autour de la question de la concurrence. Nous allons tour à tour introduire le plus simplement possible les grandes conceptions de la concurrence, montrer rapidement les enjeux pratiques de ce débat, établir un rappel d'histoire de la pensée économique sur l'évolution du concept de concurrence et enfin fournir une bibliographie pour ceux qui veulent aller plus loin.

1. Deux visions bien distinctes

image alt text...Qu'est ce donc que la concurrence ? Alors que la science économique avait eu tendance pendant quelques décennies à donner une réponse unique à la question, voici que depuis quelques années la voix de « dissidents » se fait entendre de plus en plus fort. On peut grosso modo , établir qu'il existe deux conceptions de la concurrence qui se rattachent d'ailleurs à deux visions du monde économique.

1.1. La première conception , qui est la plus utilisée, et qui constitue un standard pour les politiques de concurrence, est la conception toujours dominante. C'est la concurrence définie comme un état du marché ou une structure du marché dans lequel ou laquelle il n'y a pas de producteur qui dispose d'un « pouvoir de marché » lui permettant d'imposer ses prix : il y a donc plusieurs producteurs qui ne peuvent influer sur le prix du marché, prix qui représente donc pour ces producteurs une « donnée ». Cette conception est celle d'une photographie de l'état du marché, prise à un instant donné. Elle est généralement appelée « concurrence pure et parfaite ». Elle suppose que pour qu'un marché soit qualifié de concurrentiel, il doive respecter certaines conditions.

- Les vendeurs et les acheteurs doivent être très nombreux pour éviter que l'un d'eux n'ait un pouvoir de marché. On parle alors de condition d' atomicité , pour retranscrire cette idée qu'il n'y a que des "petits" (d'où l'idée d'atomes) et pas de "gros" participants. Dans ce cas, personne n'a le pouvoir de fixer ou au moins d'influer sur le prix du marché.

- Les produits doivent être homogènes et divisibles pour être parfaitement en concurrence les uns avec les autres. On parle de conditions d' homogénéité et de divisibilité .

- L'information sur les conditions de production et de vente doit être accessible à tous. On parle de condition de transparence ou d' information parfaite .

- Les facteurs contribuant à la production que l'on nomme travail (les gens qui travaillent) et capital (les machines, locaux industriels mais aussi les capitaux financiers) doivent pouvoir circuler librement pour pouvoir être réaffectés à leur utilisation la plus utile, la plus productive.

- Il doit y avoir libre entrée et libre sortie des agents sur le marché.

Il est alors démontré que lorsque de nombreux vendeurs se retrouvent sur un tel marché dans de telles conditions, leurs recettes moyennes seront égales à leurs coûts moyens. Ceci signifie qu'ils ne feront pas de profit.

On remarquera tout de suite que ces conditions, si elles ont l'avantage d'être claires, sont totalement irréalistes. D'où le dilemme des partisans de la concurrence pure et parfaite. Il faut prendre la concurrence pure et parfaite comme un état idéal duquel il « faut », selon eux, se rapprocher le plus possible (par l'utilisation des politiques de concurrence). Mais, alors que la théorie de la concurrence pure et parfaite semble être rigoureuse scientifiquement, le fait que les conditions qu'elle impose sont irréalistes et qu'il faille s'en « rapprocher » introduit immédiatement un élément totalement arbitraire dans l'analyse. En effet sans mesure précise, comment juger si une situation de marché est acceptable ou pas au regard du critère idéal de la concurrence pure et parfaite ? Les parts de marché respectives des diverses entreprises ? Mais quel pourcentage maximal est acceptable ? Et pourquoi ? Et pourquoi pas un autre ? Nous comprenons donc qu'un élément forcément subjectif va intervenir à un moment ou à un autre, élément qui nous éloigne fortement de la « rigueur scientifique ».

Par ailleurs, le fait que cette situation dite « idéale » génère pour les vendeurs- producteurs un profit qui est nul semble pour le moins paradoxale. En effet, si l'on se fait concurrence c'est généralement pour en tirer un profit ! De plus, parce que l'information est parfaite sous ces conditions restrictives, l'incertitude n'est pas réelle, et le risque non plus : or, dans la réalité, la prise de risque dans un monde incertain explique en partie le profit.

Comme nous l'avons déjà souligné cette théorie se concentre sur un « état », une « photographie » du marché à un moment donné. Et pour juger de ce dernier, le critère idéal de cette théorie est un état de marché bien spécifique : celui d'un marché « fermé » dans lequel le processus de concurrence a fini de jouer, c'est-à-dire l'état de résultat du processus de concurrence dans un marché qui n'a pu être « perturbé » par de nouveaux arrivants, de nouvelles innovations etc.

En dépit de ses limites en termes d'irréalisme et d'arbitraire dans l'application, cette théorie a dominé la science économique et la pratique de la politique de concurrence pendant des décennies.

1.2. La deuxième conception qui devient de plus en plus populaire chez les économistes repose sur l'idée que la concurrence n'est pas un état du marché à un moment donné, mais que c'est au contraire un processus permanent (de concurrence) entre concurrents pour servir au mieux les consommateurs. Plutôt qu'une photographie, c'est ici le film qui nous intéresse, et un film sans fin. Cette conception a été mieux explicitée justement en réaction à l'encontre de la théorie dominante. Ses partisans font valoir que la vie économique n'est pas un état, mais un processus permanent de changements et d'adaptations. Les changements viennent du changement en quelque sorte : chaque changement ne peut être isolé, il induit un nouvel ajustement, qui a son tour va en entraîner un autre etc… L'invention du PC a appelé des milliers et des milliers d'innovations différentes.

Dans ces conditions « se faire concurrence » est un processus actif et non pas un état. Premièrement, c'est un peu comme une course sportive : c'est un processus qui permet de départager les meilleurs, mais on ne connait pas le résultat à l'avance. Il doit donc y avoir des « plus forts ». C'est un processus dans lequel chacun donne le meilleur de soi-même, dans lequel de l'information est révélée peu à peu dans une logique d'apprentissage des erreurs. Il n'y a donc pas « d'information parfaite ». L'information est au contraire souvent réservée à et conservées par certains concurrents. Mais le mérite du processus de concurrence c'est de justement la révéler à travers l'échange. Parce que les participants se font effectivement concurrence, les solutions les meilleures émergent et leur connaissance est peu à peu diffusée par le marché. Ceci signifie que les concurrents ne sont pas dans une routine où tout le monde vend la même chose, de la même manière et pour la fin des temps. Se faire concurrence c'est au contraire innover pour révéler des besoins, mieux répondre aux besoins existants. Et les besoins on y répond par des services, plus que par des produits : un produit rend en fait plusieurs services (pensez à une voiture : se déplacer, conduire de manière sportive, épater ses amis…). Parce qu'un produit renferme plusieurs services (perçus souvent différents d'un consommateur à un autre), il est difficile de juger de « l'état » de la concurrence entre produits supposés « concurrents » par l'observateur extérieur.

Ceci signifie au passage que le monopole temporaire est nécessaire pourl'activité innovante et le processus de concurrence. Il est normalqu'un innovateur dispose d'un monopole pendant un certain moment.D'ailleurs les législations sur les brevets reconnaissent ce fait. Mêmesi un monopole non protégé politiquement se maintient, cela signifiecertainement qu'il "suffit" aux consommateurs. s'il ne paraitnécessaire à personne de diriger des ressources pourconcurrencer directement ce "monopole", c'est sans doute que celaserait du gaspillage de le faire, et qu'il vaut mieux que cesressources soient conservées ou dirigées vers d'autres projets, et quece monopole est somme toute plutôt efficace à rendre service à tout lemonde.
Par ailleurs, même s'il n'a pas de véritable concurrent "similaire", ce"monopole" peut sans doute être concurrencé par une autre technologierendant les mêmes services. N'oublions pas encore une fois que le"processus de concurrence" est ouvert, que c'est comme un film sans fin: les technologies naissent, vivent et meurent; Par exemple laconcurrence entre les standards VHS et V2000 pour les cassettes vidéo àla fin des années 70 et le fait que le VHS se soit "imposé" comme uneespèce de monopole nous fait sourire aujourd'hui puisque d'autrestechnologies sont apparues pour rendre le même service mais avec unequalité incomparablement supérieure. Le film de la concurrence pourrendre des services de stockage de données vidéo ne s'est pas arrêté en1985 !

En bref, on voit que toutes les conditions posées par la théorie de la concurrence pure et parfaite volent en éclat. Au mieux, cette théorie irréaliste propose la description de la fin d'un processus de concurrence qui serait isolé du reste du monde. Juger de processus réels à l'aune d'un tel critère peut donc sembler dangereux. Interdire de manière généralisée le processus de concurrence sur la base d'un état idéal de concurrence ne pourrait mener qu'à bloquer l'innovation sous toutes ses formes, et par là mettre un terme à la croissance et au développement

Comment juger alors d'une situation pour savoir si elle est concurrentielle ou pas ? Pour qu'il y ait véritable processus de concurrence, il faut qu'il y ait liberté d'entrée sur le marché. Bien sûr de par leur présence de longue date et leurs réseaux d'implantation, certains concurrents ont un avantage sur les nouveaux venus. Mais justement parce qu'il est ouvert, ce processus de concurrence peut révéler des innovations qui permettront aux nouveaux venus de concurrencer les « gros ». Le petit Apple a très rapidement concurrencé le géant IBM dans les années 80.

Ce sont par contre les barrières à l'entrée administratives qui sont un frein à la concurrence.

A ce propos il existe en France un exemple intéressant. Dans les années 70 et 90 les Lois Royer et Raffarin ont prétendu protéger la concurrence : plus précisément il s'agissait de défendre le « petit » commerce contre les « gros » hypermarchés. Au nom de la concurrence on a protégé les « petits » commerces en empêchant des implantations de grande surface. Les petits commerces ont-ils remonté la pente ? Pas du tout ! Par contre les grandes surfaces déjà en place ont eu l'immense privilège de ne plus voir de concurrents ! Elles ont pu bénéficier de cette absence organisée de concurrence pour pratiquer des prix plus élevés qu'ailleurs en Europe par exemple. Ceci a été une conséquence inattendue, un effet pervers des lois censées favoriser la concurrence. On note aussi que les législateurs n'avaient pas compris que petit commerce et grandes surfaces ne rendent pas les mêmes services même s'ils peuvent vendre les mêmes produits !

Enfin, il faut observer que ces deux conceptions de la concurrence relèvent de deux visions de la vie économique. La concurrence pure et parfaite provient d'une conception de la physique mécanique où, dans un laboratoire on isole du reste du monde des forces entre des objets, et on cherche à déterminer leur point d'équilibre. C'est donc un monde fermé qui tend vers l'atteinte d'un état final (d'équilibre). L'autre conception de la concurrence est au contraire inspirée par la vie biologique des organismes ; des organismes qui naissent, croissent et meurent un jour, mais en participant au passage à la croissance d'un organisme « global ». Dans cette vision, c'est le changement, la nouveauté, la saisie d'opportunités pour croître (et donc l'initiative « entrepreneuriale » pour les découvrir et en profiter) et le caractère indéterminé et ouvert du processus global qui priment. « Vision mécanique contre vision organique » semble résumer, à très gros traits bien sûr, les différences entre ces deux conceptions. La première vision peut se comprendre dans un très court terme, mais elle fait alors abstraction du phénomène beaucoup plus global, et à plus long terme sur lequel met l'accent la deuxième vision.

2. Quelques repères historiques des théories

L'histoire de l'idée de concurrence ne se définit cependant pas le long du clivage que nous avons exposé plus haut entre la vision en tant qu'état du marché et la vision en tant que processus. Pendant très longtemps les économistes ont pu mélanger les deux conceptions sans y prêter attention. La raison en est que la conception en termes de processus a été explicitée sans doute pour la première fois dans les années 40 avec Friedrich Hayek. Durant les 18° et 19° siècles la majorité des économistes se rapprochent cependant de la conception en termes de processus ou plutôt de « course sportive». On trouve cela notamment chez Adam Smith.

Augustin Cournot dans les années 1830 et Léon Walras dans les années 1870 initient déjà la notion de concurrence pure et parfaite, mais ils n'auront que peu de disciples au 19 ° siècle. C'est sans doute Alfred Marshall qui se penchera le plus sur le problème de la concurrence à partir des années 1890, tentant d'échapper d'ailleurs au dilemme qui le tenait entre une conception mécanique qui visait à respecter la rigueur mathématique et une conception organique qui visait à retranscrire de manière réaliste la vie des affaires, le « grand thème » du développement économique au sens large.

C'est d'ailleurs ce dilemme non résolu qui fera dévier la science économique vers la voie mathématique. En effet, à la mort de Marshall le bricolage que celui-ci avait opéré entre une vision mécaniste et une vision organique pose un problème scientifique à ses successeurs. La jeune relève a besoin de faire le ménage. Pour ce faire, peu à peu durant les années 20, les économistes mathématiciens écartent la vision organique, difficilement modélisable, pour se concentrer sur la vision mécaniste, se cantonnant alors à l'étude des équilibres, plus facilement mathématisable. C'est surtout Frank Knight et Piero Sraffa au début des années 20 qui porteront un coup fatal à Marshall. Ils sont conscients des limites de cette approche mais tentent juste de poser à nouveau les bases de la science économique sur ce qu'ils estiment être une démarche scientifique rigoureuse. Pourtant avec la disparition de l'héritage de Marshall, toute sa théorie organique du développement et de la concurrence tombe aux oubliettes.

Seul l'économiste Allyn Young a été capable de réaliser que la science économique se dirigeait sur une pente dangereuse et tenta à la fin des années 20 de proposer une théorie de la concurrence en tant que processus compatible avec, ou plutôt formant le développement organique. Malheureusement sa mort prématurée quelques mois après sa contribution l'empêchera de prêcher la bonne parole. Sa contribution reste une pièce magistrale de la théorie économique, malheureusement fort méconnue.

Même si certains autre théoriciens critiqueront dès le début des années 30 le manque de réalisme de la théorie qui allait alors bientôt dominer, ils ne proposèrent que quelques hypothèses supplémentaires sur le pouvoir de marché d'une firme, à travers la différenciation des produits : on parle alors de concurrence imparfaite (Joan Robinson) ou monopolistique (Edward Chamberlin). Mais leurs théories restent dans un cadre d'équilibre ce qui renforce encore plus la vision mécaniste de la discipline, pour faire oublier aux économistes le thème du processus de développement et de concurrence.

Ce n'est qu'au milieu des années 40 que Friedrich Hayek rédige une contribution expliquant les différences fondamentales entre la concurrence comme état et la concurrence comme processus, prenant la défense de cette dernière. Malheureusement son message restera ignoré, en dépit de quelques rappels par Paul McNulty dans les années 60 et le soutien de Ludwig von Mises qui met l'accent sur le rôle de l'entrepreneur dans le processus de concurrence. En fait, dans les années 50, l'économiste George Stigler défend la thèse que le concept de concurrence pure et parfaite se retrouve déjà chez partiellement chez Smith, message relayé une vingtaine d'années plus tard par Paul Samuelson dans sa revue des classiques. La notoriété de ces deux économistes donnera d'autant plus d'influence à cette idée (en partie fausse).

Entre temps pourtant Israel Kirzner a repris l'héritage de Hayek et de Mises et explique que la concurrence pure et parfaite oublie la partie du processus d'équilibration, c'est-à-dire le processus entrepreneurial qui fait que les prix vont s'équilibrer (du fait des entrepreneurs qui arbitrent sur le marché en achetant à des prix plus bas et en revendant plus tard ou ailleurs à des prix plus élevés) et que la connaissance va être découverte, révélée. Parallèlement, la redécouverte des thèmes « organiques » de Marshall ou de la contribution de Young par des auteurs comme G.B. Richardson ou Brian Loasby dans les années 70 et 80 va remettre à l'honneur non seulement la vision de la concurrence comme processus, mais aussi la vision organique de l'économie comme « organisme en développement permanent ».

Pour autant, les politiques de concurrence sont toujours très influencées par la vision de la concurrence pure et parfaite.

Bibliographie

Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici une bibliographie succincte, malheureusement essentiellement en anglais. Le livre de Pascal Salin en français est un des rares exposés disponibles dans cette langue traitant des questions fondamentales du concept de concurrence.

Hayek, Friedrich (1946 [1948]) “The meaning of competition” ré-imprimé dans Individualism and Economic Order , University of Chicago Press.

Kirzner Israel (1973 [2005]), Concurrence et esprit d'entreprise, Economica.

Kirzner, Israel (1999) « Concurrence et processus de marché : quelques repères doctrinaux » dans Le processus de concurrence édité par J. Krafft, Economica

Loasby, Brian (1999) Knowledge, Institutions, and Evolution in Economics , Routledge

Machovec, Frank (1995) Perfect Competition and the Transformation of Economics , Routledge.

Richardson, GB (1975 [1998]) “Adam Smith on Competition and Increasing Returns” réimprimé dans The Economics of Imperfect Knowledge: Collected Papers of GB Richardson , Edward Elgar.

Salin, Pascal (1995) La concurrence, PUF Que sais-je ?
Pour ceux qui aimeraient aller vraiment plus loin, n'hésitez pas à nous contacter ! Nous serons heureux de vous aiguiller et vous fournir une bibliographie exhaustive.

Dossier préparé par Emmanuel Martin, Décembre 2007.