La caravane de la liberté en Belgique

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Le 16 novembre 2011 - UnMondeLibre.org et l’organisation étudiante belge LVSV ont commencé la « Caravane de la liberté », avec un arrêt à l’Université d’Hasselt lundi et à l’Université d’Anvers mardi. Les présentations suivies d’un débat ont porté sur la crise que connaît actuellement l’occident et sur le lien liberté-développement, spécialement dans le contexte du printemps arabe.

La crise de l’occident

Le premier thème a permis de débattre du caractère structurel et civilisationnel de la crise actuelle en occident. C’est à la fois une crise du capitalisme et de la démocratie. Mais plus précisément, une crise d’un certain type de capitalisme, le capitalisme de connivence dans lequel politique et économique s’entremêlent dans un mariage incestueux. Le cas des banques américaines comme des banques françaises est de ce point de vue éclairant. Le vrai capitalisme suppose la responsabilité : le système de pertes et profits signifie « la carotte et le bâton » ; s’il n’y a plus que la carotte (les profits) mais plus le bâton (pertes socialisées, payées par les contribuables), la boussole du système ne fonctionne plus. Il s’agit donc de revenir à un capitalisme de responsabilité. On n’en prend malheureusement pas le chemin, pour la raison suivante : les hommes politiques éprouvent aussi besoin d’échapper à leurs responsabilités. Le système « financiaro-étatique » a gagné.

La démocratie elle aussi est malade de l’irresponsabilité. La France est un bon exemple de « démocratie dysfonctionnelle », avec des institutions qui poussent à la dépense et à l’endettement, par électoralisme et course à la constitution de petits « royaumes » au pays du mille-feuilles administratif de la décentralisation. La course folle des États obèses, incapables de rendre efficacement services à leurs citoyens, relativement au coût imposé aux contribuables, est finie. Il s’agit de réformer. Malheureusement l’arme de l’inflation pourra repousser encore l’échéance. A quel prix ?

Liberté et développement : l’histoire cachée du printemps arabe

Les médias se sont concentrés sur le désir de liberté politique dans les pays du printemps arabe. Mais le désir de liberté économique est aussi un élément essentiel à l’origine de ce mouvement. Lorsque Mohammed Bouazizi s’est immolé, il demandait à pouvoir avoir le droit de vendre en paix des fruits et légumes pour nourrir sa famille. L’économiste péruvien Hernando de Soto a récemment qualifié la situation en Egypte sous l’ère Moubarak d’apartheid économique : au vu du coup imposé par la bureaucratie pour faire des affaires de manière formelle, l’entrepreneuriat est repoussé dans l’informel. Combien de Steve Jobs nord-africain qui resteront « petits » dans leur garage ?

Définition et protection des droits de propriété, simplification du climat des affaires, état de droit, autant de réformes de fond que ces pays doivent mener de front pour libérer leurs populations pas simplement politiquement mais aussi économiquement.

La Caravane sera ce soir à Gand (en anglais), demain à Bruxelles (français et anglais : VUB Campus Pleinlaan 2, 1050 Elsene) et vendredi à Mons (à 14 h. à la faculté Warocqué, Place Warocqué 17, 1ère étage). Venez nombreux ! Visitez : http://www.lacaravane.cjb.net/













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