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Afrique du Sud : le mirage du « salaire décent »

Le débat sur le salaire minimum, et le soi-disant «salaire décent», fait rage aux États-Unis, en Afrique du Sud et ailleurs. L’euphémisme du «salaire décent» peut paraître louable mais ses conséquences pourraient pourtant être dures et totalement indécentes. Pour beaucoup de gens, la dénomination appropriée ne devrait pas être salaire minimum, mais «salaire zéro». En effet c’est peut-être le sort réservé à de nombreux futurs chômeurs si l’on introduit sournoisement le salaire minimum national sous le manteau d'un «salaire décent».

Baisse des réserves obligatoires pour les banques de la CEMAC: la fausse bonne idée !

A la suite de la réunion extraordinaire qui s’est tenu le 6 avril à Yaoundé, le comité de politique monétaire de la BEAC a décidé de baisser de 50% les coefficients des réserves obligatoires appliqués aux banques commerciales de la CEMAC. Comme ces réserves obligatoires limitaient la liquidité bancaire (dépôts des banques commerciales auprès de la Banque Centrale), et donc la marge d’intervention des banques, le gouverneur de la BEAC, pensait à travers cette mesure, libérer leur potentiel de distribution de crédit et booster ainsi le financement des économies de cet espace communautaire. A-t-il raison ?

Cameroun : Faut-il admettre les APE sans réserves ?

Le Cameroun a opté pour l’économie du marché le 28 juillet 1989 par la loi n°89/01. Il avait ratifié l’accord de Marrakech portant institution de l’OMC par décret n°5/194 du 26 septembre 1995 et avait institué la concurrence par la loi n°98/13 du 14 juillet 1998. Le 18 juillet 2014, le parlement camerounais adoptait la loi n°2014/013 autorisant la ratification de « l'APE d'étape ». Cela avait été fait par décret présidentiel n°2014/267 du 22 juillet 2014. Cet accord devait entrer en vigueur le 04 août 2014 et le démantèlement tarifaire devait commencer le 04 août 2016. Le problème est que tout cela s’est passé sans débats démocratiques en violation des principes de participation et de représentation. Le projet de loi portant ratification de l’APE intérimaire avait été introduit à l’Assemblée nationale à deux jours de la fermeture de la session parlementaire de juin 2014. Doit-on l’admettre sans réserve ?

Aux origines du miracle de l’île Maurice !

L’Ile Maurice se porte de mieux en mieux depuis que son gouvernement multiplie les mesures favorables à l’entrepreneuriat pour lutter contre la pauvreté. En une décennie le pays a pu gagner 16 places dans le classement mondial de la liberté économique (EFW), en passant de la 22ème place en 2000 à la 6ème place en 2013.

Nigéria : Une assemblée nationale « vautour »

On dit souvent que les dirigeants d'un pays sont le reflet de leur peuple. Mais les Nigérians peuvent se demander comment, alors même qu’ils ont focalisé leur énergie sur un véritable changement de gouvernance, les dieux ont conspiré pour leur offrir des législateurs fédéraux rétrogrades. Lorsque cette volonté de changement s’est manifestée via les urnes, les espoirs ont été nourris pour que le gouvernement soit enfin au service des masses. Ce faisant, les Nigérians ont voté massivement pour un président qui, en dépit de son passé dictatorial, a promu une rupture avec le système de la corruption institutionnalisée menaçant l'avenir du pays.